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mercredi 25 novembre 2009

Anxiété - trois idées ludiques

La Thérapie d'Acceptation et d'Engagement nous invite à changer notre perspective sur les expériences intérieures contre lesquelles notre esprit nous ordonne de lutter à tout prix. Dans une réponse sur la liste ACT for the public aujourd'hui, Steven C. Hayes invite une personne anxieuse engagée dans la démarche ACT à 'jouer' avec son anxiété.

Trois idées juste pour s'amuser.
Vous souvenez-vous d'un temps, quand vous aviez quatre ou cinq ans, où vous observiez tous les insectes pendant des heures avec une curiosité innoncente?
Idée numéro 1:
L'anxiété est un insecte très intéressant.
Idée numéro 2:
Pouvez-vous vous souvenir de la première fois où vous avez eu peur et vous êtes jugé(e) négativement ? Pouvez-vous imitez la voix que vous aviez à cet âge ?
La prochaine fois que vous avez peur et vous jugez négativement, décrivez votre expérience avec la voix de cet(te) enfant. Que feriez-vous si il ou elle était là près de vous et prononçait ces paroles? Faites ce que vous feriez.
Idée numéro 3:
La prochaine fois que vous ressentez votre peur, prenez quelques instants pour observer la totalité de votre expérience puis regardez si vous pouvez la reproduire exactement, comme une personne qui produirait une sculpture psychologique.
Puis, placez la peur que vous avez créé dans tous les endroits où vous observiez votre peur - c'est la même identique, sauf que vous l'avez créée.
Observez tout ce que vous apercevez.
Amusez-vous à explorer.
Steven C. Hayes (image Rémi Schoendorff)

samedi 29 août 2009

Vivre avec nos pensées difficiles

Dans un message récent au groupe de discussion Act for the Public Steven Hayes expose tout l'intérêt de la défusion cognitive, un des processus centraux de la Thérapie d'Acceptation et d'Engagement qui vise à changer la manière que nous avons d'intéragir avec nos pensées.

"Il n'est pas rare que nous poser la question de la « vérité » de nos pensées difficiles ne nous aide en rien à déterminer ce qui nous convient le mieux.
Voici une pensée : vous allez mourir. Cette pensée est vraie à 100% pour toute personne qui lit ceci.
Pourtant, quand la pensée : ‘Je vais mourir’ nous vient, il nous reste le choix entre deux options :
  1. Accueillir cette pensée comme une pensée, l'observer monter et se retirer, observer quand elle nous vient, et observer notre envie de faire quelque chose, de réagir.
  2. Prendre cette pensée pour un problème à régler ou une sentence qui nous condamne. Combien elle est horrible. Essayer de la chasser de notre esprit. Nous demander comment nous pouvons continuer à vivre en sachant que nous allons mourir - mieux vaut mettre la vie en suspens en attendant d’avoir résolu ce problème.
Notre esprit nous souffle que parce qu’une pensée est vraie nous devons la prendre littéralement (option 2), même quand il nous sert des pensées réchauffées - ces ‘constatations’ familières - et que rien de positif n’en résulte jamais.
Notre expérience nous dit que les pensées fonctionnent différemment quand nous interagissons avec elle en choisissant l’option 1 plutôt que l’option 2 et l’expérience nous dit en quoi consiste cette différence. Comment ça fonctionne.
Pour ce qui est de vos pensées difficiles, vous savez ce que votre esprit vous dit… Et si vous preniez quelques instants pour considérer ce que votre expérience vous dit ?"
Steven C Hayes (traduction et adaptation Benjamin Schoendorff, image Rémi Schoendorff)