lundi 21 septembre 2009

La pleine conscience pour accepter

Cultiver sa capacité d'observation, c'est à dire ses habiletés de pleine conscience, est une des clés de l'acceptation.
Face à une expérience intérieure intensément aversive: peur, tristesse, colère, etc., notre réaction automatique va être de chercher à fuir. Plus que la chose qui nous cause cette expérience, c'est l'expérience qu'elle nous cause que nous allons à toute force tenter d'éviter - souvent au détriment des actions que nous voudrions entreprendre. Cet évitement expérientiel est à la source de la souffrance psychologique.
L'acceptation c'est le contraire de l'évitement. C'est l'accueil de la totalité de notre expérience.
Mais comment faire pour accueillir ce que esprit nous crie qu'il est inacceptable de vivre et de ressentir ?
La pleine conscience nous montre la voie. En nous entrainant à observer tous les aspects de notre expérience du moment : sensations corporelles, perceptions sensorielles du monde, et productions de notre esprit (ce que nous nous disons, ce qui nous passe par la tête : images et pensées), nous apprenons à nous rapprocher de notre univers intérieur - plutôt que de le fuir. Ainsi nous l'apprivoisons progressivement.
Dans un premier temps, il est plus aisé d'entrainer notre capacité d'observation dans des situations neutres.
Puis, graduellement, à mesure que se renforce notre capacité d'observer et d'accueillir la totalité de notre expérience du moment, nous devenons capables d'approcher certaines des
expériences intérieures que nous cherchions à éviter.
C'est comme un monstre qui, vu de loin, jetterait mille feux effrayants et pousserait des grincements terrorisant en nous menaçant de mille morts si nous approchons d'un pas de plus. L'observation de la totalité de notre expérience du moment pourra nous révéler qu'il est en fait composé milliers de boites de conserve dont l'acier reflète l'éclat du soleil et l'entrechoquement produit le vacarme qui nous terrorisait - et que c'était notre esprit qui produisait la pensée que s'en approcher nous tuerait.
Benjamin Schoendorff (image Rémi Schoendorff)

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